merlane choisie par l’Agence de Développement Economique de Tarn-et-Garonne pour créer un groupement d’employeurs
L’Agence de Développement Economique du Tarn et Garonne (ADE 82) a confié à merlane une mission d’accompagnement, en vue de la création d’un Groupement d’Employeurs dans les entreprises de la filière fruits du département. Une mission qui vise à sécuriser l’emploi des travailleurs saisonniers dans le bassin fruitier départemental de Castelsarrasin-Moissac.
Dans le cadre de son métier d’animation de filière, l’ADE 82 entretient des relations étroites avec les différents partenaires institutionnels et les entreprises du département. « Ces échanges ont notamment donné naissance, avec les entreprises de la filière fruits, à une réflexion autour de la thématique de l’emploi saisonnier », témoigne Vincent Costes, Directeur de l’ADE 82. « Au cours de ces réunions avec les entreprises, il est apparu envisageable de mettre en place une démarche visant à structurer, fidéliser et sécuriser l’emploi des travailleurs saisonniers, grâce à la création d’un groupement d’employeurs ». L’ambition de cette démarche est de faciliter la gestion de ce personnel pour les entreprises qui, jusqu’à aujourd’hui, procèdent de façon informelle à des « échanges » de personnel en fonction des périodes et des besoins, via des CDD.
L’ADE 82 et la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ont donc décidé de missionner le cabinet merlane, afin d’accompagner ce projet. Les objectifs de cette mission étaient multiples : offrir des emplois pérennes qualifiés aux personnels jusqu’alors employés en durée déterminée dans la filière fruits, sensibiliser l’ensemble des entreprises à la problématique de l’emploi saisonnier et mettre à leur disposition un outil (le groupement d’employeurs) souple et évolutif, accompagner la mise en œuvre du projet dans le choix du montage juridique le plus adéquat et améliorer les performances et l’organisation interne des entreprises grâce à un meilleur accès aux compétences techniques et à une meilleure réponse aux besoins en personnel.
Les consultants de merlane se sont attachés dans un premier temps à étudier le périmètre des entreprises susceptibles d’adhérer à ce groupement d’employeurs. Une étude de coût de la saisonnalité a également été menée, par rapport aux autres solutions que représentent l’intérim ou le CDD. Elle fait apparaître que, sur une période de 6 mois, le coût total d’un travailler saisonnier excède de 1 300 € le coût d’un travailleur en groupement d’employeurs. Ainsi, en considérant que le groupement d’employeurs pourrait, dans un scénario minimaliste, employer 30 personnes, l’économie pour les entreprises adhérentes serait d’environ 40 000 €. « Ces résultats valident clairement l’opportunité économique de ce type de structure sur le bassin fruitier », commente Jean-Marc Lasserre, Directeur de Business Unit de merlane et Chef de Projet de cette mission.
L’année 2012 sera l’année de la création et du lancement officiel de ce groupement, au terme de laquelle merlane établira une évaluation de son fonctionnement, tant du point de vue technique (facilité d’utilisation pour les entreprises, taux de satisfaction) que du point de vue administratif (fonctionnement de la structure et viabilité à moyen terme).
Cinq entreprises ont confirmé leur intérêt et leur participation à fin 2011 : Boyer, Cancel Fruit, Moissac Export Fruit, Quercy Soleil et Pomme Lomagne, représentant les différentes périodes de saisonnalité dans l’année (fruits d’été et fruits d’hiver).
« Malgré l’avantage indéniable en termes de coût, de mutualisation des compétences et de reconnaissance sociale des travailleurs, la mise en place de ce type de solution occasionne des freins culturels importants. Nous avons fait le choix de démarrer l’expérience a minima pour pouvoir ensuite promouvoir la démarche », explique Vincent Costes. « Le groupement déplace pour les entreprises la charge de gestion des ressources humaines et permet de pérenniser l’emploi tout en développant les compétences des salariés », précise Jean-Marc Lasserre.






